Paris Experimental

  • écrits sur le cinéma (1919-1937) Nouv.

    Pionnière du cinéma, Germaine Dulac (1882-1942) est une des grandes figures de l'Avant-Garde française des Années 20. Personnalité importante, elle initiera et sera à la tête de nombreuses organisations et, parallèlement, mènera une activité inlassable pour la défense des droits des femmes.
    Dans ses réalisations, Dulac expérimente les nouvelles possibilités d'expression du cinéma. Elle réalisera une vingtaine de films à partir de 1916. La Souriante Mme Beudet (1923) et La Coquille et le clergyman (1927), d'après Antonin Artaud, sont parmi ses films marquants.
    Les Ecrits sur le cinéma présentent une autre facette de la cinéaste et de la féministe, la Dulac écrivaine, théoricienne, conférencière. La publication reprend les principaux textes, entretiens, interventions, où Dulac développe, dans un style passionné, ses conceptions du cinéma.
    Elle y défend un cinéma sans entraves, de création, essayant de tracer les spécificités de ce nouvel art autour du maître mot de l'avant-garde française : le cinéma comme Mouvement. Y sont abordées toutes les grandes questions de cette époque comme l'apparition du parlant ou de la couleur, l'éducation par le film et plus généralement une réflexion sur l'image et la modernité qu'était alors le cinéma.
    Cette réflexion sur la représentation, véritable plongée dans les théories cinématographiques des Années 20, n'a rien perdu de sa vigueur ni de sa cohérence à l'heure où émergent de nouvelles technologies et pratiques de l'image.

  • Une histoire ? Une théorie ? Oui, et parmi les plus complètes jamais publiées sur le sujet en France et dans le monde. Une histoire : des futuristes des années 10 et 20 aux cinéastes français des années 50-80, en passant par l'underground nord-américain des années 60 ou le cinéma « structurel » des années 70. Autrement dit de Dziga Vertov à Teo Hernandez, via Jonas Mekas et Andy Warhol. Une théorie : l'auteur, qui a particulièrement contribué à faire connaître ce cinéma en France, en propose une définition rigoureuse, fondée sur des critères esthétiques et économiques. Mais surtout un éloge : l'écrivain prête la main au critique pour donner à ce livre érudit le relief du plaisir, de l'humour et de l'enthousiasme.

  • On ne peut que saluer l'esprit de clarté, le soin méticuleux de Noguez, qui examine toutes les catégories de son objet : histoire, économie, politique, réception critique de l'underground. Gérard Lucas, Art Press

  • Troisième édition remaniée et augmentée. Première édition française.
    Le Cinéma visionnaire élève son brillant et scandaleux sujet à un haut niveau critique. Avec intelligence et lucidité, l'un des plus extraordinaires mouvements de l'histoire de l'art aux Etats-Unis a enfin trouvé son exégète. Stephen Koch

  • Entre 1952 et 1978, Guy Debord réalise six oeuvres cinématographiques. En 1994, peu avant sa mort, il y ajoute un film de télévision. Dans sa critique de la société du spectacle, qui réduit la vie à une représentation, Guy Debord fait pleinement usage de l'image. Avec la pratique du détournement, le cinéaste révolutionnaire remet en cause le conditionnement social propre au capitalisme et évoque son itinéraire sur un mode à la fois héroïque et intime. En prenant pour fil d'Ariane le cinéma de Guy Debord, ce livre retrace le combat du réalisateur dans le labyrinthe de l'Histoire de la seconde moitié du XXe siècle. II étudie sa poétique, indissociable d'un refus politique de tout compromis. Son oeuvre s'appuie sur le principe de la négativité, qui s'inscrit au coeur d'une contradiction dialectique : produire un art tout en insistant sur son impossibilité. Au fur et à mesure de l'abandon de l'horizon révolutionnaire, Debord transforme cette négativité en " mal ", seul moyen d'échapper à l'idéologie bourgeoise du bonheur. Cet ouvrage retrace le parcours singulier d'un créateur, dans et contre la culture contemporaine.

  • Un nouveau livre de Dominique Noguez, c'est toujours un événement. Essayiste de talent et écrivain renommé (Prix Fémina pour L'Amour Noir, etc), Dominique Noguez est également un grand connaisseur du cinéma, qu'il a enseigné pendant de nombreuses années à lUniversité de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). Dans cet ouvrage il nous livre ses réflexions sur le cinéma en rapport avec d'autres domaines. L'écriture est ici au service d'une réflexion tantôt théorique, tantôt critique, qui ouvre nos perspectives d'appréhension du cinéma. Un livre à la fois pour les spécialistes, mais surtout destiné à un public plus large, prêt à s'affranchir des conventions classiques sur le cinéma. Un essai en plusieurs chapitres, tous indépendants les uns des autres, qui peuvent être lus dans n'importe quel ordre : Cinéma & théorie, Cinéma & philosophie, Cinéma & musique, Cinéma & peinture, Cinéma & photographie, Cinéma & ville, Cinéma & paysage, Cinéma & baiser, Cinéma & tolérance, Cinéma & amateurs, Cinéma & comique, Cinéma &... rien. Un livre pour butiner, à lire avec délectation. Dominique Noguez a déjà publié plusieurs ouvrages sur le cinéma, dont deux de référence : Éloge du cinéma expérimental (1999) et Une renaissance du cinéma : le cinéma « underground » américain (2002), toujours aux éditions Paris Expérimental.

    SONT ABORDES ICI LES RAPPORTS DU CINEMA AVEC LES ARTS, DISCIPLINES, CONTENUS, ETC. DONT IL EST FAIT, QU'IL INSPIRE OU QU'IL COTOIE. MAIS LE « ET » DU TITRE DEVIENT UN « & », CE SIGNE TYPOGRAPHIQUE QU'ON APPELLE UNE ESPERLUETTE. IL A LA MEME SIGNIFICATION, AVEC, EN PLUS, UNE GRACE ESTHETIQUE, TOUTE EN COURBES ET VOLUTES (COMME UNE BAIGNEUSE D'INGRES, COMME UN CHIEN ASSIS SE GRATTANT LE MUSEAU), QUI LUI DONNE UNE SORTE DE PLENITUDE.
    DU COUP, LE SENS DU TITRE CHANGE. IL NE S'AGIT PAS  OU PAS SEULEMENT  D'UNE DE CES CONFRONTATIONS ENTRE DEUX REALITES D'EGALE IMPORTANCE DONT LES ESSAYISTES SONT FRIANDS (« PHILOSOPHIE ET RELIGION », « NAPOLEON ET WELLINGTON », « COLONIALISME ET DECOLONISATION », ETC.). IL S'AGIT PLUTOT D'UNE COMPARUTION, L'UN DES TERMES AYANT PRIORITE  ET PRIMAUTE  SUR L'AUTRE OU LES AUTRES, COMME UN ASTRE L'EMPORTE SUR SES SATELLITES.
    DANS CE LIVRE, LE CINEMA EST L'ASTRE, PARCE QU'IL EST PAR NATURE CENTRAL ET SATELLISANT. IL A L'ESPERLUETTE CHEVILLEE AU CORPS. IL EST, PLUS QU'AUCUN AUTRE ART, ATTRAPE-TOUT, GOURMAND DE RAPPROCHEMENTS, DE FLIRTS, DE COORDINATIONS, DE FUSIONS UN INTERMEDIAIRE, UN ACOQUINEUR, UN RASSEMBLEUR.
    IL EST AUSSI CAPABLE DU MOUVEMENT INVERSE. FAISANT LE VIDE AUTOUR DE LUI, IL PEUT SE TOURNER VERS LUI-MEME, A LA RECHERCHE DE SON ESSENCE. C'EST LE THEME DU DERNIER  : APRES LE CINEMA AVEC, LE CINEMA SANS.
    D. N.


  • Figure historique du Lettrisme dont il accompagne la naissance et la propagation des idées aux côtés d'Isidore Isou dès 1950, Maurice Lemaître, né en 1926, est un peintre, poète, cinéaste, performeur. Paris Expérimental a publié en 2007 avec l'aide du Cnap ses « OEuvres de cinéma (1951-2007) », véritable somme sur son travail de cinéaste. En 2005, nos éditions publiaient Ecran Total, livre d'artiste réalisé à partir de planches originales réalisées par l'artiste, alors que dans les années 2000 paraissaient deux Cahiers de Paris Expérimental, documents consacrés respectivement à un long entretien de l'artiste et à un ensemble de films emblématiques réalisés dans les années 68-70.

  • Artiste cinéaste majeur dont l'importance dans l'art du film peut être comparée à celle de Jackson Pollock dans la peinture, Stan Brakhage a réalisé de 1952 à la date de sa disparition en 2003, plus de 300 films sous forme pellicule. Adepte d'un cinéma visionnaire qui trouve sa puissance plastique et critique dans le matériau même du cinéma, Stan Brakhage fait figure aujourd'hui de père spirituel pour toute une génération d'artistes. Son oeuvre, féconde et multiple, qui se nourrit aussi bien de son univers intime et familial que de la nature et des événements politiques de son temps trouve en l'abstraction un terreau fertile pour ses recherches visuelles. Grand manipulateur de l'outil cinématographique - la caméra comme les optiques ou les systèmes de tirage -, Brakhage invente une forme cinématographique unique dont l'importance dans l'histoire du cinéma l'a parfois fait comparer à Pollock pour la peinture. Ce catalogue raisonné définitif de l'oeuvre de Brakhage, réalisé en étroite collaboration avec sa veuve et légataire est accompagné d'un texte du grand critique d'art américain P. Adams Sitney écrit spécialement pour la circonstance. Une bio-bibliographie importante accompagne une illustration riche et abondante, faisant également de ce livre un "beau" livre.

  • Writings on cinema (1919-1937) Nouv.

    The present publication is an english translation from the original 1994 edition, now outof- print, with a new preface by PROSPER HILLAIRET that puts DULAC's importance and current relevance into perspective, and a foreword by TAMI M. WILLIAMS, president of Domitor - the International Society for the Study of Early Cinema and author of Germaine Dulac: A Cinema of Sensations.

  • Christian Lebrat utilise la photographie de manière non conventionnelle, en impressionnant le film entier de pellicule argentique directement à la prise de vues.
    En débrayant les automatismes de l'appareil photographique, les «rubans photographiques» ainsi réalisés par chevauchement d'instantanés composent au final une seule image.
    Renvoyant à la fois au panorama photographique et au rouleau cinématographique, ces longs rubans s'apparentent à des «labyrinthes temporels et spatiaux où s'enrubannent les apparences» (John Batho).
    La monographie publiée suit le parcours du photographe, des images noir et blanc réalisées à partir de 1978 aux rubans en couleurs des dernières années, en passant par la série «Hitchcock» des années 2000.

  • " Mon approche de l'art est celle des Egyptiens, je veux travailler pour l'éternité.
    " (Kenneth Anger) L'auteur de cet ouvrage élucide les sources iconographiques qui structurent la fascinante imagerie caractéristique de l'univers de Kenneth Anger. Pour cela, il a mis en évidence les relations étroites qui unissent l'oeuvre du cinéaste aux écrits " magicks " de l'occultiste anglais Aleister Crowley. Il a pu ainsi établir la véritable signification des symboles mystérieux, des rituels étranges et des personnages hiératiques qui hantent ce cinéma.
    Le lecteur s'apercevra qu'il se trouve face à une logique rigoureuse qui offre une autre perception du monde et attribue les plus grands pouvoirs au cinéma.

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