Poursuite

  • Alors qu'ils travaillent pour l'agence Frabk Gehry à Los Angeles, Caroline et Cyril Desroche ont réalisé un inventaire photographique du bâti sous toutes ses formes dans la grande ville américaine. Panneaux publicitaires, ponts routiers, manoirs de construction médiocre, végétation urbaine, ils avancent délibérément dans l'espace urbain de manière thématique en laissant toute géographie de côté.

  • En préambule de l'édition de son grand projet Atlas des Régions Naturelles, le photographe Eric Tabuchi propose ici un regard amusé sur les transformateurs électriques qui parsèment les régions françaises, souvent en milieu rural. Beaucoup d'entre eux reprennent les codes de l'architecture locale, tantôt traditionnelle, tantôt moderne.

  • Déprimé par le confinement, Eric Tabuchi et Nelly Monnier ont imaginé un plan d'évasion, se photographier sur fond vert et lancer un appel aux internautes : « téléchargez nos silhouettes et faites nous voyager dans les décors de votre choix, puis renvoyez-nous ces photos souvenirs ». Durant les deux semaines qui ont suivies, ils ont reçu près d'un millier de propositions, poétiques, politiques, drôles, sérieuses, belles et parfois moins belles émanant de plus de 400 contributeurs. Étonnant catalogue d'images renvoyant chacune à cette période unique, Décor-Export réunit des gens d'origines et de notoriétés très différentes et fait dialoguer des personnes venant aussi bien de l'architecture que du dessin, de la photographie ou de la peinture mais aussi de simples amateurs. La série a été exposée à à l'espace Croisière à Arles de juillet à août 2020.

  • Le «Barn Raising» consiste en une action collective pour assembler et hisser la charpente d'une grange d'un membre de la communauté en Amérique du Nord. Sandro Della Noce, Guillaume Gattier et Gilles Pourtier ont réalisé un tour de la Gaspésie (Province de Québec) dans le but de documenter la présence de vieilles granges peuplant le paysage de cette région.

  • Les Climats II (Japon), premier livre de Lola Reboud, a pour fil conducteur la relation que nous entretenons aux Climats - milieux humains, et où la géographie des territoires, comme le cycle des saisons, est aussi importante que les individus. Suite à des échanges avec le volcanologue Patrick Allard, chercheur à l'Institut du Globe de Paris, Lola Reboud s'est rendue dans la région du Kyushu photographier les laboratoires d'observations volcaniques et les sites de Sakurajima et Aso San, ainsi qu'à Beppu, où la géothermie est particulièrement visible. Cet ensemble photographique forme un récit où se mêle une figure humaine en regard de son environnement. La géothermie qui caractérise l'archipel Nippon est aussi au coeur du sujet.

  • Atlas of forms

    Eric Tabuchi

    Ouvrant sur une série de constructions sphériques, comme s'il s'agissait du chantier des mondes, pour se conclure sur l'image d'un bunker renversé, c'est à une longue divagation, une sorte de mélopée hypnotique avec ses récurrences et ses variantes, ses répétitions et ses ruptures, ses harmonies et ses dissonances que ce livre vous invite. Plus qu'un ouvrage sur l'architecture ou la photographie, Atlas of Forms est d'abord un éloge de la diversité, de toutes les diversités.

  • Matière noire

    Mathieu Geoffroy

    Le projet Matière noire est une utopie, une hypothèse photographique. La matière noire est une composante inconnue de notre univers que les astrophysiciens du monde entier tentent d'identifier et qui représente 95 % de sa masse. Pour pouvoir la photographier, Geoffroy Mathieu à dû installer son regard dans un paradigme nouveau lui permettant d'identifier des choses, des paysages, des situations, des personnages dans lesquels il entrevoit la matière noire qui les traverse.

  • Empruntant son titre au livre de Dashiell Hammett, pionnier du roman noir américain, Red Harvest de Marguerite Borhauser est le prolongement de son travail initié et présenté à la Maison Européenne de la Photographie au mois de juin 2019. L'artiste présente une sélection de clichés issus de sa production récente qui, par des associations visuelles inédites, semblent être le point de départ d'un récit énigmatique. Ces images plantent un décor où la torpeur des ciels d'été, des corps indolents et des jeux de lumière se trouve soudain interrompu par le bris d'un verre ou une éclaboussure - autant d'indices que quelque chose vient de se passer. Le travail de Marguerite Bornhauser mêle scènes fortuites et compositions soigneusement construites, brouillant ainsi les pistes entre réalité et fiction. En refusant de légender ses clichés et de les situer dans leur contexte de prise de vue, l'artiste fait de chaque image l'origine d'un récit volontairement subjectif. Son langage photographique, marqué par des couleurs intenses, des ombres implacables et des plans rapprochés, offre une libre interprétation du réel. » Manon Demurger, commissaire d'exposition

  • Va-t'en me perdre où tu voudras est un voyage initiatique sur la disparition de mon père, survenue quelques années auparavant, des suites d'un accident alors qu'il parcourait le sud de l'Irlande avec des amis à moto. J'emprunte l'itinéraire qu'il suivit, je me remplis de joie et de tristesse à la fois, dans le dehors et le dedans, en arrière et en avant, oscillant de la nostalgie à l'amnésie. Dans la confusion des jours, apparaissent les traces d'un ordre qui semble me régir mystérieusement et me donnera des prolongements inattendus. Nolwenn Brod

  • "On me demande souvent pourquoi, en tant que photographe, je ne me promène pas toujours avec un appareil photo sous le bras. Je réponds généralement que les cinéastes ne sortent pas avec leur caméra et que les plombiers ne vont pas au restaurant avec leur caisse à outils." BG

  • Produit d'une résidence du photographe Gilles Pourtier au 3bis, centre d'art adossé au Centre Hospitalier psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence, ce livre rassemble photographies en noir et blanc de bâtiments et croquis en couleur réalisés en 2011 sur le site de l'hôpital. D'une grande sobriété formelle, ce projet témoigne cependant de l'atmosphère lourde qui habite ces lieux.

  • Dédale

    Laurent Chardon

    Le livre de Laurent Chardon Dédale regroupe différentes séries de photographies prises au cours des années 2003 à 2013 et documente un Paris et ses alentours en transformation.
    Si, comme l'indique la légende, Dédale est l'inventeur de l'architecture et de la sculpture, la nouvelle agglomération parisienne qu'il nous dessine ici ne fait plus de distinction entre le Paris dit « intra-muros » et la banlieue.

  • Nos feux nous appartiennent réunit différentes séries qui se font écho depuis 2006. Ce montage explore le thème du clan, et dans son prolongement, l'idée d'appartenance, par les récits qui le façonnent, les imaginaires lointains auxquels les légendes familiales nous renvoient.Que signifie alors sortir du clan - dans le même mouvement se réconcilier, afin d'approcher un troisième lieu ? Le clan, mot d'origine gaélique, évoque la famille. Il est également en relation avec la plante, et nous parle ainsi de rameau, de racine, de ramifications, fragments qui reviennent de manière obsessionnelle.
    Je viens d'une famille de jardiniers, paysagistes, pépiniéristes, horticulteurs, fleuristes. Depuis cinq générations, les hommes de ce clan organisent l'espace, cherchent à le maintenir, à le discipliner. Ils taillent les arbres, charrient les déchets, les brûlent, surveillent les feux, transportent les racines à l'arrière des remorques, ratissent les feuilles de cours pleines de graviers, plantent des haies vives, livrent des fleurs, habillent les enterrements, les baptêmes, les anniversaires, les mariages, participent à tous les rituels qui donnent forme à une vie. L'odeur de l'eau des fleurs est une chose qui saisit la famille. un parfum qui nous sidère. c'est un écho de fleurs fanées, de mousses vertes, de tiges coupées au sécateur, de sève entière qui se répand.
    Le feu, pivot de cette construction - élément catalyseur à forte charge symbolique, doit être entendu ici comme figure de ralliement. Les paysages d'Arménie sont de grands déserts calcinés de chaleur. des points de vue militaires dépeuplés de l'événement guerrier. des lieux de tirs et de guet. des endroits d'où l'on fait feu. il y a le visage de mon frère recouvert de suie.
    La main d'un vigneron blessée, carbonisée par le frottement de la matière sur sa peau, réceptacle du dehors; le déroulement d'un brasier de sa naissance à son extinction, les serres familiales envahies par une végétation luxuriante originaire de l'hémisphère sud, sèche, brûlée sur des hectares évoquant la fuite des boat people depuis le Vietnam. Quelque chose nous happe - une fulgurance jaillit sur nos visages, une ombre recouvre nos peaux. La chaleur nous retient au bord du cercle. Le feu nous enveloppe de son odeur âcre, forte, charnelle, définitive. Le brasier est un aimant, lumineux, brillant, aux facettes qui se tordent dans le brouillard autour. on se tient en silence, hypnotisés par la hauteur des flammes. au- delà des joies, des drames, du temps qui passe, des récits antiques, des mots qui s'arrachent eux-mêmes à la vie. tout se déroule dans l'immédiateté de l'élément. Nous savons qu'il n'est plus nécessaire d'appeler, de vouloir habiter l'absence de paroles, de crier dans l'obscurité. Nous imaginons la beauté de ce qui est indicible, l'étrangeté de l'innommable, les espaces ouverts de ce qui est impensable, les lointains tragiques de ce qui échappe, fuit, circulent à travers nous.

  • Skks

    Gilles Pourtier

    SKKS est une partie du code que l'on retrouve sur les plaques d'immatriculation en Slovaquie. Emprunté de la nomenclature des unités territoriales statistiques de l'Union européenne et des codes internationaux des plaques minéralogiques, ces 4 lettres renseignent sur l'origine des véhicules : SK pour Slovaquie KS pour le district de Kosice-okolie. Toutes les photos de ce livre furent prises durant l'été 2013 lors de mes déplacements à pied, le long des routes slovaques. G.P.

  • "Longtemps resté à l'ombre des pyramides, le succès iconographique du Sphinx est encouragé par le dessin et la gravure : il prend toute son ampleur avec la photographie. La collection de Wouter Deruytter décline les occurrences imagées de cette sculpture solitaire et monolithique. C'est ainsi que le Sphinx se déploie sous des ciels d'albumine, de collodion ou de gélatine. Témoin de la naissance de l'archéologie et de l'essor du tourisme, le Sphinx assiste, immobile, au défilé des voyageurs. Les photographies monumentales de Wouter offrent du Sphinx une vision inédite. Explorant les abords et l'intérieur du géant à corps de lion, le photographe nous invite au coeur de la plus énigmatique des sculptures. Ce travail et cette collection nous disent combien la conscience patrimoniale se déplace d'objets en objets. Après avoir accompagné et documenté l'admiration pour le Sphinx, c'est au tour de la photographie elle-même d'être conservée et offerte à la contemplation. " Luce Lebart commissaire de l'exposition

  • Impromptus

    Géraldine Lay

    Géraldine Lay est née en 1972. Diplômée de l'École Nationale Supérieure de la Photographie en 1997, elle vit à Arles et travaille aux Éditions Actes Sud.
    En 2003, elle s'associe à trois photographes, Céline Clanet, François Deladerrière, Geoffroy Mathieu, et réalise plusieurs expositions sous l'intitulé Un mince vernis de réalité qui deviendra un coffret édité en avril 2005 aux éditions Filigranes avec un texte de Michel Poivert. Un site internet témoigne également de leur aventure commune.
    Au printemps 2005, Géraldine Lay participe à l'exposition collective Les pépinières du Réverbère, à Lyon, à la galerie Le Réverbère qui, dès lors, représente son travail et l'expose au salon Paris Photo en 2005, 2009, 2012 et à la galerie en 2009, 2011 et 2013.
    En 2007, le Centre d'art contemporain Chapelle Saint-Jacques à Saint-Gaudens et Image/imatge à Orthez l'invitent en résidence. L'illusion du tranquille sera présentée en 2008 dans ces deux lieux.
    En 2006, elle obtient la bourse d'aide à la création « Septembre de la Photographie 2006 » de Lyon et, en 2007, celle de la Région PACA pour un travail de portraits réalisés dans les rues de Rome. Ces photographies seront exposées aux Photaumnales de Beauvais en 2008, à l'atelier De Visu en 2010. Elle est invitée par l'association Diaphane à poursuivre cette série à Glasgow en mai 2009 pour le projet «Destination Europe». En 2010 elle est choisie comme résidente des Photaumnales à Beauvais et publie aux Éditions Diaphane le livre Où commence la scène, avec un texte de François Bon.
    Elle expose la série Failles ordinaires en avril 2012 à l'artothèque municipale de Grenoble, en mai 2012 à la galerie du Château d'eau à Toulouse, et enfin au Capitole pendant les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles. A cette occasion, une monographie Failles ordinaires est publiée aux Éditions Actes Sud, préfacée par Jacques Damez.
    En 2013, elle est invitée à participer à l'exposition collective I see Europe à Stuttgart par la Ffotogallery de Cardiff puis à l'automne aux 10 ans des Photaumnales à Beauvais, à l'Institut français de Madrid avec la collection du Château d'eau de Toulouse et aux Photofolies de Rodez. Grâce au festival Travelling de Rennes elle retourne à Glasgow pour finir la réalisation d'un diaporama sur la ville.
    Le Centre du patrimoine de Montauban et le musée Calbet de Grisolles lui proposent de travailler sur les intérieurs de la ville, ce qui donnera lieu à la publication d'un ouvrage et à une exposition Des Attentes éperdues en 2013. Nouvelle invitation en 2014 pour photographier la demeure Langlade.
    En 2015, résidence avec l'association Lumière d'encre sur la ville de Céret et exposition au printemps de Failles ordinaires à la librairie Maupetit à Marseille.

  • Beautés d'archive

    Collectif

    La Société française de photographie conserve des fonds abyssaux rassemblés par le biais de dons depuis 1854, date de sa fondation.
    Le curieux qui s'aventure dans la collection est vite surpris par ses inventaires : les fonds sont classés par auteur, c'est à dire par nom de photographe, depuis l'origine. Ce classement diffère de ceux pratiqués partout ailleurs à la même époque, en particulier au sein des institutions ou c'est le sujet représenté dans l'image qui retient l'attention et détermine son classement.
    Ce sont donc les noms des photographes qui ordonnancent les collections de la SFP. Et les étiquettes des boites accumulées en réserve en portent la trace. Dans cette forêt de Bayard, Regnault, Le Gray, Aguado, Gimpel et Demachy, une boite légèrement en retrait a récemment été retrouvée.
    La boite « Beautés » dormait sur l'étagère 5 de la travée 12, épi 3. Elle renfermait des images de femmes inconnues, singulières, troublantes. Ces images de femmes oubliées furent rassemblées, au fil des années, par les membres et acteurs, essentiellement masculin, de la Société savante reconnue d'utilité publique en 1891.

  • Français Not all

    Pascal Amoyel

    «A walk with life and death at the end of winter and at the birth of spring when purple blooms everywhere along with Lenten churches and wisteria trees some of the places and faces that make up the Southeast that's not all.» PA "Suite articulée de moments, Not All est une description singulière du Sud-Est des États-Unis, placée sous le signe du passage de l'hiver au printemps et de la naissance future d'un fils. Pascal Amoyel construit une approche subjective d'un territoire considéré à la fois comme lieu concret et comme espace imaginaire où se concentrent des projections fictionnelles. La séquence du livre est inscrite dans une réalité re-construite par petites touches. L'ancrage documentaire est contrebalancé par le caractère évocateur et poétique des associations. Des lieux et des êtres photographiés se dégage une présence muette des choses quotidiennes, et leur mise en séquence est une forme de traversée poétique qui nous rappelle que c'est le quotidien qui est abyssal." Anne Immelé

  • Delta

    François Deladerrière

    « Photographier un territoire au pas de ma porte, le delta du Rhône, et le regarder comme un ailleurs lointain, sans le souci de quelque vérité à délivrer. Je me suis souvent dit que j'aurais pu faire ces images n'importe où, et pourtant en les voyant, j'ai le sentiment qu'elles n'auraient pu êtres faites ailleurs qu'ici. »

  • Rester

    Laurent Chardon

    Si une partie des habitants vit avec le sentiment d'être abandonnés, c'est que toute la région peine à se remettre de trente années de guerre séparatiste. Certains sont déjà partis ou rêvent de le faire. Puis il y a ceux qui par choix ou devoir, décident de rester. Dans l'attente du retour espéré de leurs proches, ils entretiennent la mémoire et l'histoire de leur famille.
    Rester contient 21 photographies prises au Sénégal en 2009, à Ziguinchor dans la région de Casamance.

  • Pour cette mission photographique dans la vallée de l'Agly, Gilles Pourtier et Anne-Claire Broch ont observé la géologie du terrain, au plus près du cours du euve.
    Mimant le processus scientique du chercheur, ils ont réalisé des prélèvements de roches ensuite photographiés en studio. La série s'élabore autour de ces constats qui éclairent la perception du paysage et soulèvent la question de sa documentation.
    Ainsi l'hypothèse de l'observation scientique et de son préalable est devenue le l rouge de cette enquête autour de la présence de l'eau sur le territoire.

  • Marine lanier le soleil des loups /francais Nouv.

  • Tom de peyret concrete mirage /francais Nouv.

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