Presses Universitaires Romandes Editions

  • Prononcez le nom de Rolf Lyssy en Suisse et vous obtiendrez souvent un grand sourire suivi d'un : ah oui, Les faiseurs de Suisse ! Cette satire de l'étroitesse d'esprit helvétique n'a hélas pas pris une ride et un fil ténu relie ce film à cette journée de février 1998, vingt plus tard, où le cinéaste fut foudroyé puis paralysé par cette peur atroce qu'on appelle faute de mieux dépression. " Un jour, une boule de feu pulvérisa ma tête et d'un seul coup, embrouilla toutes les connexions de mon cerveau. " Sa maladie durera six mois et ne sera qu'un long voyage à travers les enfers. À peine sorti de son calvaire il décide de rédiger, comme il le dit joliment, " le rapport autobiographique de ce voyage ". Il cherche à remonter aux sources de cet horrible sentiment de panique et à comprendre comment cette dépression - qu'il compare à une pieuvre surgie des profondeurs pour s'emparer de lui, âme, corps et esprit - a pu s'installer aussi brutalement. Ce voyage l'entraîne non seulement à une introspection, mais à exposer les conditions dans lesquelles la création cinématographique se déroule en Suisse et comment elles entravent, souvent et de manière absurde, des projets qui peinent à trouver des financements ou des soutiens. Ironie du sort, ce voyage se terminera par la réalisation d'un film : " le portrait d'un vieil homme modeste, charmant et extrêmement gentil qui avait découvert le Librium et le Valium, et je me suis dit que parfois, le destin faisait preuve de beaucoup d'ironie pour se jouer de nous. "

  • Si la télévision a souvent été étudiée dans son contenu ou en tant que médium de masse, elle a plus rarement été l'objet d'une histoire de ses dispositifs compris en tant qu'agencements entre une représentation, un appareillage et un (télé)spectateur. Réunissant des contributions de spécialistes des études télévisuelles et cinématographiques, cet ouvrage propose de parcourir l'histoire de certains dispositifs télé-visuels fonctionnant sur le principe générique d'une transmission à distance de données, d'images et/ou de sons. Les études rassemblées ici s'intéressent autant aux machines fictives du XIXe siècle, qu'au dispositif "standard" de l'appareil électronique à usage privé, en passant par les nombreuses variantes utopiques et actualisées. La télévision est donc déclinée autant à travers ses réceptions critiques et ses fantasmatiques que via les technologies qui la mettent en jeu, à savoir du Téléphonoscope à YouTube. Participant à une archéologie de l'audiovision, ce collectif prend en considération un ensemble aussi large que possible de dispositifs télé-visuels dont la télévision ou le cinéma ne seraient qu'une des manifestations possibles, ni plus, ni moins emblématiques de cette audiovision.
    Ce livre publie pour la première en fois en français des études en partie inédites de Stefan Andriopoulos, Christina Bartz, Brigit Schneider, Jeffrey Sconce. Lynn Spigel, William Uricchio et Siegfried Zielinski. Des chercheurs et chercheuses suisses, français et belge complètent des contributions couvrant ainsi l'histoire du télévisuel en Suisse, France, Allemagne et Etats-Unis.

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