Pu De Bordeaux

  • Danielle Darrieux ou la traversée d'un siècle est un ouvrage collectif qui explore la carrière de l'actrice de 1931 à 2010. Star dès 1935, dans des comédies et des drames, elle incarne une jeune fille rebelle qui finit par rentrer dans le rang.
    Après Premier Rendez-vous (1941), sommet de sa popularité, elle incarne dans les années 50, une femme intelligente et passionnée dans des chefs-d'oeuvre comme Madame de... Elle relance sa carrière au théâtre (La Robe mauve de Valentine, 1963) et à la télévision (Miss 1979 ; Jalna 1994), et brille dans le cinéma d'auteur de Demy à Ozon.

  • Au milieu des années 1960, Peter Watkins, qui s'est formé au cinéma par le biais du théâtre et du court-métrage amateurs, invente une nouvelle forme de cinéma grâce à la télévision. Intégrant la prestigieuse BBC, il dynamite de l'intérieur la forme journalistique et «/documentaire/» en mettant en cause les codes de narration et de représentation de l'actualité et de l'Histoire, de Culloden (1964) à Edvard Munch (1973) en passant par Punishment Park (1970). À la fin des années 1970, son travail s'oriente davantage encore sur la critique des médias, à travers des films hors normes, du Voyage (1983-1986) à La Commune (Paris, 1871) (1999), qui visent à conscientiser le spectateur sur ce qui lui est donné à voir quotidiennement par les médias de masse. De ce fait, le cinéaste a toujours rencontré des difficultés avec les chaînes de télévision internationales (Grande-Bretagne, Suède, France...) qui ont financé ses films, et a dû expérimenter des moyens de production et de diffusion alternatifs basés sur l'implication du citoyen. Watkins, en mettant en scène des événements oubliés par l'histoire officielle comme des faits socio-politiques contemporains, prône une insurrection médiatique qui prend aujourd'hui, avec l'expansion des médias numériques, une nouvelle dimension - les interrogations critiques de Watkins restant plus que jamais d'actualité. Cet ouvrage, qui bénéficie des contributions des meilleurs spécialistes internationaux, est la première monographie en français sur ce cinéaste majeur.

  • ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe est invité à porter son regard sur la ville pour construire peu à peu son portrait, révélant ainsi les facettes de la photographie contemporaine.
    De grands noms ont ainsi donné naissance à sept livres constituant une collection remarquable. Une leçon de photographie qui montre qu'il existe des écritures visuelles et qu'un même sujet peut se réinventer à chaque fois.
    Après Anders Petersen, Bertrand Meunier, Juliana Beasley, Juan Manuel Castro Prieto, Christopher Anderson, Cédric Gerbehaye et Richard Dumas, c'est Bieke Depoorter, jeune photographe belge de l'agence Magnum, qui photographie la ville de Sète. La singularité de son travail, réalisé en couleurs, tient à sa démarche : photographier de nuit, avec une grande proximité, des personnes qu'elle ne connaît pas et qu'elle met parfois en scène. Les moments fugaces et intenses qu'elle donne à voir -?toujours avec bienveillance et sans voyeurisme?- sont autant de poèmes visuels qui emportent le regardeur.

  • Le cinéma a permis de faire connaître des lieux patrimoniaux et d'en accroître la notoriété. Le tournage de films est donc aussi un outil de promotion touristique. A cet égard, le Périgord est un bon exemple de région où nombre de films y ont trouvé des décors à la fois pittoresques et adaptés pour la production. Le Conseil Général apporte son concours aux côtés des propriétaires privés, telle la Fondation du Château de Hautefort.
    Toutefois cela ne va pas sans précautions préalables, car les sites anciens sont fragiles face aux contraintes de tournage. C'est une véritable stratégie de valorisation qui est à mettre en place à l'occasion du tournage de films. Des universitaires et des praticiens apportent leurs réflexions et leurs expériences.

  • Le contrat, convention génératrice d'obligations entre personnes, traduit juridiquement des rapports - sociaux, économiques - et sa mise en oeuvre constitue l'un des fondements de toute organisation sociale.
    La représentation de ce lien de droit dans le cinéma anglophone constitue le premier axe des études rassemblées dans ce volume. La relation contractuelle s'intègre dans l'intrigue, la narration scellant les rapports entre les personnages, dans tous les domaines et dans tous les genres cinématographiques (policier, western, film historique, comédie, etc.). Mais, très vite, il apparaît que le rapport purement juridique laisse la place à d'autres relations contractuelles - plus intimes, parfois foncièrement illicites...
    Le contrat est également perçu comme modèle de la relation qui s'instaurerait entre le prescripteur (l'auteur, voire l'acteur) et le destinataire (le spectateur). Le contrat qu'on dit alors « spectatoriel », est, dans un second axe, l'objet de plusieurs des études réunies ici. Entre horizons d'attente, protocoles de lecture, jeux sur les habitudes du public, promesses de l'inscription dans un genre cinématographique, mobilisation d'une cinéphilie du spectateur, discours médiatiques sur les films, etc., c'est la pertinence de la référence contractuelle pour désigner cette relation diffuse entre un locuteur et un récepteur, accompagnant l'acte de création cinématographique, qui est alors interrogée.

  • Quelles questions poser aux images aujourd'hui ? À l'heure des médias numériques, le paysage de la recherche sur le cinéma et la télévision est lui-même en pleine mutation. Comment écrire l'histoire du cinéma et des médias audiovisuels ? Comment penser la question de l'intermédialité ? Quelles lignes de fracture ou quels points de rencontre se dessinent entre les approches issues de l'esthétique, de la sémiotique, de l'histoire et de la sociologie de l'art et des médias, des cultural et des gender studies ? Quel bon objet pour la recherche ? Quels circuits de légitimation culturelle ? Quels modes de différenciation des publics ? Telles sont quelques-unes des voies qu'explore cet ouvrage collectif rassemblant une trentaine de chercheurs français et étrangers spécialistes du cinéma et des médias.

  • On a toujours vu dans le cinéma une fabrique de mythes, une usine de rêves. Le mythe, au sens aristotélicien, synonyme de récit, de représentation, était là dès les origines du cinéma. Avant que le découpage n'existe, le récit fortement structuré des mythes rendait possible, un en seul plan fixe et frontal, le développement de l'art de raconter dans des saynètes d'une durée moyenne de deux minutes. L'histoire du cinéma n'a pas cessé, depuis, d'investir dans des formes mythiques, des formes qui racontent, et qui se faisant, activent une deuxième fonction du mythe, sociale, partageable, celle qui permet d'élaborer, dans un plan symbolique, celui de la représentation, ce qui n'a pas été élaboré dans un plan réel. À travers différents genres audiovisuels et différents réalisateurs, les articles ici reviendront sur cette double puissance des récits de type mythique, à la fois réservoirs d'histoires et symbole au moyen desquels une société pense. Dans tous les cas, on va essayer d'extraire des oeuvres analysées une question actuelle, capable, en même temps, d'éclairer l'histoire des formes cinématographiques et de faire surgir ce "langage idéologique" que Greimas avait repéré dans les mythes.

  • Depuis les années 1980, on assiste à un renouveau cinématographique et télévisuel du film en costumes dont témoignent des productions aussi diverses que Camille Claudel, Cyrano de Bergerac, La Reine Margot, Saint-Cyr, Le Pacte des Loups ou Un long dimanche de fiançailles pour le grand écran, et La Rivière Espérance, Le Comte de Monte-Cristo, Colette, Princesse Marie ou Les Rois maudits pour le petit écran. Cet ensemble, qui recouvre aussi bien des films d'auteur que des films populaires, des téléfilms unitaires que des miniséries et des feuilletons, a fait l'objet de très peu d'études en France. Sa forte intermédialité, sa volonté de reconstitution ou de célébration du passé, lointain ou proche, son esthétique muséale, ses fonctions mémorielles et identitaires permettent de l'identifier comme un genre spécifique du cinéma et de la télévision française contemporaine : la « fiction patrimoniale », terme choisi en référence au heritage film anglo-saxon et en résonance avec l'engouement contemporain pour le patrimoine.Cet ouvrage se propose donc d'explorer les dimensions culturelles, esthétiques et historiques du genre, à travers ses manifestations cinématographiques et télévisuelles et les interactions entre les deux médias. Il analyse également la modification et la réappropriation du discours historique par ces films, ainsi que la construction des identités sexuées, et les relations entre la fiction patrimoniale et d'autres types de discours et de pratiques comme le tourisme, le fait divers, le théâtre de boulevard.

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