Pu De Paris-sorbonne

  • Patrimoines incertains. Photographie et récits familiaux dans la France du XIXe siècle Manuel Charpy / "Attraction- Répulsion". Histoire de la patrimonialisation des collections photographiques Dejerine Alice Aigrain / Les archives discrètes. Entrevoir la pratique photographique au Muséum national d'histoire naturelle Lisa Lafontaine / L'Afrique de l'Ouest dans les tiroirs. Documentation scientifique et photographie coloniale à la photothèque de l'IFAN (Dakar) Anaïs Mauuarin / Un patrimoine visuel sous le communisme. La photographie amateur et sociale du président tchécoslovaque Antonin Zapotocky Fedora Parkmann / "Faut-il tout garder ?" Patrimoine et archives photographiques Marie-Ève Bouillon.

  • Peintre, scénographe et cinéaste, René Allio (Marseille, 1924-Paris, 1995) marque durablement l'histoire du théâtre et du cinéma français dont il renouvelle les formes et les genres par un constant travail d'expérimentation. Aux côtés d'Hubert Gignoux, au Centre dramatique de l'Ouest, de Gabriel Garran, au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers, de Roger Planchon au Théâtre de la Cité de Villeurbanne, il repense l'espace théâtral.

    A partir des années 1960, il passe derrière la caméra pour s'essayer, à son tour, à l'art du récit. La Vieille Dame indigne (1965), Les Camisards (1970-1972), Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère... (1976), L'Heure exquise (1981) marquent brillamment les grandes étapes d'une carrière inclassable au cours de laquelle l'artiste se met constamment en danger.

    Cet ouvrage, qui croise articles scientifiques et témoignages avec les proches collaborateurs d'Allio,suit le mouvement de sa création dans ses travaux de costumier, scénographes, écrivain, metteur en scène. Il souligne le fort ancrage de son oeuvre dans des lieux, des territoires : Marseille, Villeurbanne, la banlieue parisienne ou la Normandie... Il offre enfin un nouvel éclairage sur Moi, Pierre Rivière..., expérience unique dans l'histoire du cinéma, par laquelle Allio met en scène les pièces du dossier du jeune parricide réunies par Michel Foucault.

  • Le mouvement est considéré comme l'essence du cinéma. De la fascination des premiers spectateurs pour le cinématographe en 1895 aux succès des productions hollywoodiennes à "grand spectacle" au XXIe siècle, l'enthousiasme pour le septième art s'expliquerait par sa capacité à émanciper l'image de sa fixité. Mais l'esthétique du mouvement est-elle concevable sans porter en creux une immobilité dont elle semble s'affranchir? Qu'il s'agisse de l'utilisation de l'arrêt sur image, de longs plans fixes, du figement des acteurs, ou bien du filmage de tableaux et de photographies, l'histoire du cinéma se déroule au fil d'un désir de mouvement qui se double, selon les époques et les réalisateurs, d'une nostalgie de l'immobilité. L'arrêt sur image a-t-il une fonction politique? Quelle différence y a-t-il entre le figement, le repos et l'inertie? Pourquoi sommes-nous assis immobiles face à l'écran? Quel est le rapport de l'immobilité au sacré? Quelle conception du temps certains films opposent-ils à un monde saturé d'images en mouvement? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre se propose de répondre selon trois axes: l'esthétique, la critique idéologique et la réception.

  • L'étude du cinéma comme source et agent de l'histoire a fait l'objet de nombreux travaux depuis ceux des pionniers des années I960. Ce champ de recherche n'en reste pas moins jeune ; il appelle l'invention constante des méthodes, le renouvèlement des objets et des sources, le dialogue avec des disciplines plus anciennes.
    C'est à ce vaste chantier que contribuent les auteurs réunis dans ce volume dont les thèses ont été dirigées par Sylvie Lindeperg. Cette jeune génération de chercheurs arpente de nouveaux territoires géopolitiques comme le bloc de l'Est, le Maghreb, le Rwanda. Elle forge des outils adaptés à ses curiosités et à ses questionnements - le cinéma militant, la création collective, la fabrique des images, la migration des imaginaires -, les envisageant dans leurs dimensions politiques, socio-culturelles, esthétiques et formelles.
    La première partie de l'ouvrage examine les liens du cinéma au politique, appréhendés à travers la question de l'engagement. Elle s'intéresse aux collectifs militants dans la France de l'après-1968, mais aussi à la fabrication des films dans des contextes non démocratiques - le bloc de l'Est et le Maroc d'Hassan II.
    La seconde partie porte sur le travail des opérateurs pendant la Seconde Guerre mondiale et lors du génocide des Tutsi. Elle interroge le rôle de ces images dans l'élaboration de la mémoire et des réminiscences du passé.
    Cet ouvrage, préparé sous la direction de Sylvie Lindeperg, est le neuvième volume de la collection «?Histo.Art »?, présentant les travaux de l'École doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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