Revue Debordements

  • Comment les images donnent-elles une place au public ? Ce premier numéro papier de la revue Débordements parcourt des oeuvres, des villes et des agoras, en images et en textes. Son voeu : chercher des lieux qui résistent ou cueillir des gestes qui s'échappent, interroger ceux pour qui le cinéma permet de retrouver un commun partageable, ou de mettre à l'écart la priva(tisa)tion.

    Ce volume contient notamment un dossier de six textes sur David Simon, dont l'oeuvre - les séries The Wire, Treme, The Deuce, ... - rassemble les plus grandes investigations urbaines nées de la télévision, un grand entretien avec le cinéaste Philippe Faucon sur ses partis pris d'écriture, sa méthode de travail et ses thématiques de prédilection ainsi qu'une « conversation potentielle » avec des arpenteurs-filmeurs du possible, Mariana Otero (L'Assemblée), Matthieu Bareyre (L'Epoque) et le collectif Les Scotcheuses (Sème ton western).

  • Comment sortir de l'écartèlement entre les prédictions catastrophistes et les dénis fervents ? Comment inventer des manières de vivre qui soient en même temps des façons de perdurer ? Voilà quelques-uns des chantiers qu'ouvre aujourd'hui la question écologique, et auquel le cinéma contribue à sa façon. Comment ? D'abord en constatant, en pointant. En faisant affleurer, d'une part, les traces d'un délabrement terrible dans sa patience même. D'autre part, en exposant la palette des réactions et propositions qui ne cessent de croître suite à ce qu'il faut bien appeler une prise de conscience. De ce point de vue, tous les cinémas peuvent être convoqués, depuis les blockbusters qui déclinent les scénarios de la fin du monde tout en maintenant leur idéal esthétique et économique de dépense somptuaire, jusqu'aux documentaires désargentés relevant ici ou là l'avancée du désert et l'implantation des oasis.

    Ce second numéro papier de la revue Débordements s'ouvre sur un entretien-fleuve avec Dominique Marchais, le réalisateur du Temps des Grâces ou de Nul homme n'est une île. Les liens entre cinéma et écologie sont ensuite explorés au fil d'une collection d'essais, réflexions singulières autour d'un mouvement cinématographique (les avant-gardes des années 1920), de la démarche d'un·e cinéaste (Kelly Reichardt, James Cameron...) ou d'une thématique transversale (les animaux, les déchets). Enfin, une « conversation potentielle » entre Emmanuel Lefrant, Frédérique Menant, Olivier Fouchard et Mahine Rouhi permet d'envisager une écologie des pratiques cinématographiques expérimentales.

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