Seguier

  • L'autre-différent, est-ce le frère, le cousin, le voisin, l'habitant de l'autre village, de l'autre pays, de l'autre continent ? Et la différence, sur quoi porte-t-elle ? Sur la couleur, la morphologie, la religion, le sexe, la culture, la nationalité, la classe sociale, l'économie, la génétique, etc. ? Quelle différence sera inacceptable, pourquoi et pour qui ? Si la différence est ce par quoi se constitue l'identité, la haine de l'autre-différent comme moyen de la consolider, ne renverrait-elle pas à la faiblesse, sinon au sentiment de faiblesse de ladite identité ? Du "Barbare" des Grecs du Ve siècle av.
    J.-C. aux non-ariens du XXIe siècle, l'autre-différent a fait l'objet de divers discours destinés à le situer par rapport à soi, le plus souvent comme sous-humain, à l'exploiter, à l'éliminer, ou à le garder le plus éloigné possible de soi, dans le chef de l'Occident. Des savants ont consacré beaucoup de temps à établir des critères de différenciation les plus fins et les plus objectifs. Pourquoi lui consacre-t-on tant d'énergie ? Cela est-il le propre de tous les peuples ? L'identité blanche serait-elle réellement en danger depuis plus de deux mille ans face aux identités dites "de couleur" ? Nous avons essayé de répondre à ces questions en détournant le projecteur de l'objet de haine et de rejet vers le sujet haïssant et rejetant.

  • « Que reste-t-il de John Cassavetes, gueule de cinéma magnifique, comédien intense et vénéneux, cinéaste des émotions et des fêlures humaines ? » La question se posait avec d'autant plus d'urgence à l'approche des 30 ans de la disparition du réalisateur (le 3 février 1989) qu'aucune biographie en français ne lui avait encore jamais été consacrée. C'est donc un portrait aussi personnel qu'indispensable que lui consacre Sophie Soligny, loin de la réputation de monstre sacré pour rétrospectives de cinémathèques à laquelle on le cantonne parfois. Sous sa plume, avec la complicité du dessinateur Fred Peltier et l'appui de nombreuses photographies, l'homme prend vie et nous guide dans le labyrinthe d'une oeuvre dont se réclament aujourd'hui Woody Allen, Pedro Almodóvar et Xavier Dolan.

  • Toni Servillo est un acteur total : il mène une double vie entre cinéma et théâtre, aussi épris de mise en scène que de son propre jeu. Alter ego du cinéaste Paolo Sorrentino, ils ont tourné ensemble de grands succès comme Il Divo, récompensé au Festival de Cannes ou encore La Grande Bellezza, oscarisé Meilleur Film étranger en 2014. La carrière de T oni Servillo est jalonnée de rôles très différents mais toujours ancrés dans l'histoire de l'Italie, lui conférant une place centrale dans le cinéma italien actuel. Depuis la fin de la « comédie à l'italienne », dans les années 1970, le public français a souvent enterré, à tort, le cinéma italien. Or voilà que renaît l'un de ses « monstres », qui en réactive la fonction originelle : montrer et avertir. Et que nous montre le monstre Servillo ?

  • L'acteur Helmut Berger fut considéré comme « le plus bel homme du monde ». Repéré en Italie par le réalisateur Luchino Visconti, il interprète pour ce dernier de grands rôles aux côtés de Romy Schneider, Elisabeth Taylor, Charlotte Rampling ou Burt Lancaster. Les relations qui unissent alors l'acteur au cinéaste ne se limitent pas au cadre professionnel. Berger est blond, Berger est beau, et Berger couche. Mais à la mort du grand maître Italien en 1976, sa carrière perd de sa superbe. Personnalité cinématographique incontournable, célèbre interprète de personnages sulfureux, Berger finit par être victime de son image et sombre dans une décadence autodestructrice. Et puis vint le récent « Saint Laurent » réalisé par Bertrand Bonello dans lequel Helmut Berger campe le célèbre couturier à la fin de sa vie. Une prestation très remarquée à Cannes en 2014, qui replace Helmut Berger dans le cinéma et le meilleur.
    Dans cette autobiographie épicée, à l'image d'un Richard Burton ou d'un Gainsbourg, essoré par l'alcool et la drogue, Helmut Berger transgresse tous les tabous. Il nous livre entre autres ses explorations de toutes les formes de sexualité, les grandes aspirations de sa vie, son amour pour Luchino Visconti, et ses amitiés avec Rudolf Noureev, Grace Kelly, Aristoteles Onassis, Maria Callas, Stavros Niarchos, Jack Nicholson et Romy Schneider.

  • Ils sont reconnus comme des hommes de lettres français. Ils sont romanciers, poètes, dramaturges ou journalistes de renom. Ils ont aussi travaillé pour le cinéma en tant que scénaristes, dialoguistes et parfois réalisateurs. Les écrivains du 7ème art est une plongée amoureuse dans une autre aventure littéraire: celle de certains écrivains (parfois connus) qui ont mis leur talent d'écriture au service de l'image. Le livre interroge la place de l'écrivain dans le processus cinématographique et la notion « d'auteur de film »; se faisant, il tente de remettre en lumière certains films aujourd'hui oubliés, méconnus ou injustement mésestimés.
    En France, on ignore tout (ou presque) des participations incessantes au cinéma de nos plus fameux hommes et femmes de lettres.

  • Pendant longtemps, le cinéma consacra peu de réalisatrices et productrices, métiers essentiellement réservés aux hommes. Ce livre veut réparer quelques injustices et sortir de l'oubli de grandes figures « au féminin », productrices de chef-d'oeuvre du 20e siècle. D'Alice Guy « premier cinéaste » au monde, aux épouses de Pialat, Micheline et Sylvie, en passant par Leni Riefensthal, égérie du nazisme, Mag Bodard, Christine Gouze-Rénal, Albina du Boisrouvray, Margaret Ménégoz, Julie Gayet...
    Femmes d'exception, aventureuses, sujettes aux destins glorieux ou contrariés, toutes méritent qu'un portrait leur soit consacré.

  • En 1939, le western est moribond. John Ford le ressuscite avec La Chevauchée fantastique. En tournant ce film, le cinéaste fait deux rencontres décisives : Monument Valley et ses habitants, les Navajos. Au fil des années, des liens vont se tisser entre le cinéaste catholique d'origine irlandaise et les « Natives » des plateaux désertiques de l'Utah. Durant dix films répartis sur un quart de siècle, les relations entre le réalisateur et les Navajos vont évoluer. Tout en narrant cette évolution, John Ford et les Indiens raconte l'influence que les uns auront sur les autres, sur leurs films et sur leurs vies. Au travers d'archives, d'analyses et de témoignages inédits et exclusifs, le livre raconte l'amitié entre les oubliés du rêve américain et l'un des plus grands cinéastes hollywoodiens.

  • Clouzot critique

    Claude Gauteur

    • Seguier
    • 3 October 2013

    Presque tous ces films, aujourd'hui des classiques du cinéma français, ont fait scandale en leur temps, admirateurs et détracteurs s'affrontant sans merci à leur sujet. Parmi eux, Jacques Audiberti, Roger Nimier, Raymond Queneau et Roger Vailland ; André Bazin, Claude Mauriac, Lucien Rebatet, Georges Sadoul et François Truffaut. On trouvera, ici revisitées, toutes ces polémiques.

  • L'abbuffone a été publié en 1974, un an après la sortie de La Grande Bouffe.
    C'est un véritable best-seller en Italie avec un nombre conséquent de rééditions. La première partie est consacrée aux souvenirs de l'acteur à travers quatorze chroniques ; ces chroniques se concluent par une recette, toujours associée au souvenir précédemment évoqué. Les chroniques sont suivies de trente-neuf recettes italiennes, toutes pimentées de commentaires mordants pour se terminer par un témoignage émouvant sur l'expérience du tournage de La Grande Bouffe et les quelques vingt-et-unes recettes du film.
    La deuxième partie sera consacrée au tournage du film scandaleux, et comprendra les témoignages de ses principaux protagonistes. Plus loin seront analysées des carrières de T ognazzi et Ferreri.

  • Réalisateur, scénariste, producteur, acteur, mais aussi grand séducteur... Roger Vadim restera dans les mémoires comme un cinéaste aimant faire tourner les femmes de sa vie (Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jane Fonda...). Après la guerre, il devient l'une des figures indispensables de Saint-Germain-des-Prés, s'essayant à la peinture, puis au théâtre, avant de devenir reporter à Paris-Match (de 1953 à 1955) et de faire ses premiers pas dans le monde du cinéma aux côtés de Marc Allégret. Il réalisa son premier film en 1956, Et Dieu créa la femme, avec la jeune Brigitte Bardot. Cinéaste à scandale pour les uns, metteur en scène doué pour les autres, il fut associé de près ou de loin au phénomène de la Nouvelle Vague. A partir des années 90, il se consacrera à l'écriture et au théâtre.

  • Français Living dance

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    • Seguier
    • 30 November 2010

    Extrait de la préface d'Angelin Preljocaj :
    " L'oeil de Yang Wang est un muscle aussi souple et agile que le reste de sa musculature. Il est à même, avec une grande vélocité, de faire le grand écart entre une vision des corps sublimés par la danse, et celle plus crue, plus directe et presque banale du réel. Il passe ainsi de la vision poétique des corps sculptés par la lumière, à la vision quasi documentaire des visages, restituant une humanité troublante à ces mutants que peuvent parfois évoquer les corps des danseurs...
    LivingDance Yang Wang est un ouvrage inspiré par le travail photographique de Yang Wang. Une exposition itinérante composée de tirages en format 150/200 d'une partie des photographies présentes dans le livre a été organisée avec succès à la Maison des Arts de Créteil et au Centre National de la Danse.
    Le photographe a créé également des performances dansées, destinées à être représentées dans des cadres variés où l'exposition pourrait avoir lieux et dans des points de ventes appropriés pour le livre.
    Le projet est porté par la force de la multiplicité culturelle qu'il exprime : trois des plus emblématiques écoles de la danse contemporaine sont nettement visibles à l'intérieur.
    Il regroupe ainsi un témoignage culturel du rapport à soi et du rapport au corps allant de l'Asie à l'Europe Occidentale et à l'Europe Orientale dans le contexte d'une montée en puissance de la Chine et de l'unification de l'Europe, deux des transformations majeures du 21eme siècle.
    La richesse des parcours étonne et aussi bien l'auteur du livre que le photographe, ont évolué dans des pays sous des régimes communistes. Ils sont des passants, à la fois revenant et arrivant. La danse et l'écriture sont pour eux une des voies de l'interrogation sur la liberté individuelle.
    La notion d'"individu " n'existe pas dans son sens philosophique occidental dans la culture chinoise et est fortement distordue dans l'organisation sociétale des régimes totalitaires et post-totalitaires de l'Europe de l'Est.
    Par le langage de la nudité et des langues universelles des corps et des visages, le livre invite l'esprit dans l'opacité des émotions et vers la fragile beauté en marge des débordements interventionnistes où flotte l'image du corps contemporain.
    LivingDance aborde l'idée de la transmission et de la nuance préservée par le corps et par le visage humain à l'époque de la globalisation des modes de vie. Tant sur la beauté et sur le métier de danseur que sur la place de chacun dans son corps et dans l'espace, l'ouvrage rythme un itinéraire où sont sollicités l'être et l'émotion comme porteurs d'humanité. "

  • Que peut-il bien y avoir dans the Big Lebowski qui suscite autant d'intérêt et d'affection ?
    Eh bien, Dude, on n'en sait strictement rien.
    Pour quelques uns, The big Lebowski est juste un divertissant pastiche du film noir des années 50. Pour la plupart, il est LE FILM culte des années 90. Un phénomène quasi-religieux qui élève l'art de ne rien faire au rang de dogme fondamental, et dont les répliques loufoques servent aujourd'hui de nourriture spirituelle à des milliers de fans (Achievers).
    Avec Je suis un Lebowski, découvrez l'oeuvre des frères Cohen d'un oeil neuf. Commentaires déjantés, phrases cultes, jeux, mises en situation, entrevues avec les acteurs et ceux qui ont contribués à leur création, photographies prises sur le tournage par Jeff Bridges lui-même. Rédigé sous forme de mook (contraction de magazine et de livre), Je suis un Lebowski repose sur l'équilibre parfait entre un fond délirant et une forme de grande qualité. Un livre à garder sous la main pour voir et revoir sans modération l'épopée du Dude.

  • Lettre d'une inconnue, Gigi, Le Procès Paradine, Le Comte de Monte-Cristo, Octopussy : à travers une série de rôles légendaires, Louis Jourdan (1921-2015) a marqué de son empreinte l'histoire du cinéma. Cette icône du 7e art peut se prévaloir d'être l'acteur français à la plus longue carrière hollywoodienne : Cary Grant, Greta Garbo, James Stewart, Marilyn Monroe, James Dean, Frank Sinatra, Grace Kelly, Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Frank Capra, Lauren Bacall, Elizabeth Taylor, il les a tous côtoyés et connus. Ils peuplent ce livre, fruit de cinq années d'entretiens avec Louis Jourdan et d'autres figures du cinéma, qui fait revivre toute une époque, des derniers soubresauts de l'âge d'or d'Hollywood aux mutations d'une industrie sous l'emprise croissante de l'argent et du succès.

  • À 11 ans, Jean Charles Tacchella avait vu tous les films ; à 13, sa décision était prise : il consacrerait sa vie entière au 7e art. Né en 1925, il devient, à la Libération, journaliste à L 'Écran français. Au milieu des années 1950, il entame une carrière de scénariste, notamment pour Christian-Jaque et Alexandre Astruc. À partir de 1973, Tacchella passe derrière la caméra et va réaliser, en près de 30 ans, 12 longs-métrages, avec de grands succès populaires comme Cousin, cousine (1975) et Escalier C (1985). Au fil des tournages et des rencontres (Jean Renoir, André Bazin, Jean Cocteau, Frank Capra, François Truffaut, Marie-Christine Barrault...), c'est une fresque du cinéma des 70 dernières années qui se dessine, et qui le restitue pour ce qu'il est : avant tout une aventure humaine.

  • Aujourd'hui complètement oublié, Louis Verneuil fut dans les années trente l'un des rois du boulevard, aussi souvent à l'affiche que Sacha Guitry et l'un des champions, avec Marcel Pagnol, du théâtre filmé. Il a signé seul trente-huit pièces et vingt-cinq autres en collaboration avec Georges Berr. Parmi les plus fameuses : « Pour avoir Adrienne », « Le fauteuil 47 », « Azaïs », « Maître Bolbec et son mari », toutes devenues des films, de même que « Ma cousine de Varsovie », « L'amant de Madame Vidal », « Une femme ravie », avec son interprète fétiche, la volcanique Elvire Popesco. « La banque Nemo », autre film tiré d'une autre de ses pièces, fut victime de la censure en 1934. « Monsieur Lamberthier », jouée dans dix-neuf pays, a failli être portée à l'écran par Carl Dreyer ; Alfred Hitchcock lui doit l'idée de « I confess » (« La loi du silence »), et René Clair l'une des trouvailles de « It happened tomorrow » (« C'est arrivé demain »). Estimant que « jusqu'en 1930, la collaboration avec l'Allemagne était souhaitable. Depuis 1933, elle était insensée. En 1940, elle est devenue criminelle », Louis Verneuil se réfugie aux États-Unis où son succès ne se dément pas. En 1942, ses droits d'auteur sont confisqués par les autorités allemandes, qui bannissent ses oeuvres en 1943. Louis Verneuil avait établi l'édition de son théâtre complet en douze volumes ; quatre seulement sont parus, truffés de précieuses préfaces. Il a écrit également « La vie merveilleuse de Sarah Bernhardt » dont il fut le gendre, et un extraordinaire livre de souvenirs professionnels « Rideau à neuf heures ». De retour en France, il se suicide. Mais qui était donc Louis Verneuil ? Un jour prochain, il finira bien par sortir de l'injuste oubli dans lequel il est tombé. Cette approche est la première à lui être consacrée.

  • Français People bazaar

    Jean-Pierre de Lucovich

    • Seguier
    • 20 October 2016

    Les mémoires de J.-P. Lucovich, figure importante des nuits parisiennes. Il y relate trente ans de vie mondaine, à travers une galerie de portraits de célébrités internationales et françaises, illustrée de photographies.

  • Des quatre cents coups à vivement dimanche !, que ce soit à paris, stockholm, new york ou encore pékin, les affiches stigmatisent pour l'éternité les films de françois truffaut et sont un regard universel sur son art.
    Aux quatre coins du monde, elles décalquent les vies parallèles de truffaut et de doinel, symbolisent les jeux de l'enfance et les émois de l'adolescence, nous parlent de la vie, l'amour et la mort, en s'adaptant toujours aux spectateurs. cet ouvrage richement illustré d'affiches, la plupart inédites, revisite de manière inhabituelle et inattendue l'oeuvre de françois truffaut, cinéaste entré dans la légende.

  • Il y a quelque chose de donquichotesque chez Luc Besson : mais, contrairement à Don Quichotte, il a la particularité de faire vivre ses rêves dans la réalité...


  • très jeune, sacha guitry, homme du verbe par excellence, dit le plus grand mal du cinéma muet ! mais cela ne l'empêche pas d'apprécier les mérites documentaires de " la lanterne magique ", puisqu'il réalise dès 1914 ceux de chez nous, immortalisant quelques grandes gloires de l'art français.
    lorsque le cinéma devient parlant, sa méfiance s'apaise progressivement - même s'il souligne que le théâtre seul peut offrir cette essentielle présence des comédiens, " en chair et en os " : " sur l'écran, dira-t-il, l'acteur ne joue pas - il a joué ! " mais ce roi du spectacle ne peut pas rester insensible au septième art. sans en avoir l'air, il se documente minutieusement sur sa technique - qu'il feindra toujours de négliger - et se lance dans la réalisation en 1935, avec pasteur et bonne chance, deux scénarios diamétralement opposés.
    aussitôt, il avoue : " je m'amuse prodigieusement ! " dès lors et pratiquement jusqu'à son dernier souffle, il ne cessera plus de conjuguer ses multiples activités d'auteur, acteur, metteur en scène et réalisateur. sacha guitry a tourné 35 films, toujours plaisants à des titres divers. on a dit trop longtemps qu'il se bornait à mettre ses pièces " en conserve ". critique inexacte et trop réductrice, puisque, même lorsque ce fut le cas, ses films apportaient chaque fois une dimension nouvelle à ses oeuvres (voir faisons un rêve, quadrille, mon père avait raison, le mot de cambronne ou le nouveau testament).
    quant à ses scénarios spécialement conçus pour l'écran, ils sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d'oeuvre, du roman d'un tricheur à assassins et voleurs, en passant par les perles de la couronne, remontons les champs-elysées, ils étaient 9 célibataires, donne-moi tes yeux, le diable boiteux, la poison et la vie d'un honnête homme : tous ont fait et font l'admiration du public comme des plus importants professionnels du cinéma mondial.
    d'orson welles, chaplin et alfred hitchcock à françois truffaut, de stroheim, yul brynner, cukor ou lubitsch à bertrand tavernier, de william wyler à resnais, de pagnol, olivier, de sica, rossellini ou woody allen à claude lelouch, chabrol, rohmer et godard lui-même, tous reconnaissent la prodigieuse aisance, l'invention perpétuelle, la liberté désinvolte et l'humour narquois de ses grandes oeuvres.


  • En son absence

    Michaël Duperrin

    • Seguier
    • 25 June 2010

    Mimi était tombée malade. Lorsque j'ai compris que ma grand-mère n'allait plus vivre longtemps, j'ai voulu faire une dernière chose avec elle. Je savais qu'elle avait fait le voeu de venir ici et que c'était important pour elle. Elle accepta volontiers lorsque je lui proposai de l'accompagner.
    Mimi est morte avant la date que nous avions fixée pour notre voyage. J'ai alors décidé d'aller à Lourdes, pour elle, avec mon appareil photo...

  • Le metteur en scène américain Samuel Peckinpah (1925-1984) a tourné un certain nombre de films (tels que Major Dundee, La horde sauvage, Chiens de paille, Le guet-apens, Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia ou Croix de fer) que l'on range désormais parmi les classiques du cinéma américain. La notoriété de Peckinpah repose, encore de nos jours, sur la très grande violence de la plupart de ses films. Cependant, cet essai montre à quel point l'oeuvre de Peckinpah n'est qu'une longue et intense méditation sur le contexte politique et culturel qui lui a donné naissance. Ce même contexte est dominé par l'extraordinaire violence qui s'exerce dans les rapports personnels, les relations entre différents groupes sociaux et la répression de toute dissidence. En somme, c'est un siècle entier de l'histoire des Etats-Unis qui est ici appréhendé à travers le prisme représenté par les films de Peckinpah.

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