Somogy

  • Exposition sur la vie et l'oeuvre cinématographique et ethnographique de Jean Rouch avec des documents très divers comme des photographies, des recueils écrits de traditions orales et des reportages pour la radio.

  • Cinéma - La FRENCH TOUCH présente 50 portraits d'entreprises, d'événements, de personnalités et d'institutions incarnant ensemble le meilleur de l'industrie cinématographique française.
    Serti d'entretiens et de photographies, ce livre est le premier en son genre à explorer l'ensemble de la chaîne de fabrication d'un film et raconte la « success story » des talents hexagonaux à l'international.

  • Photographe amateur passionné, Henri Gaden ne s'est jamais séparé de son appareil photographique pendant les quarante ans de sa carrière d'officier et d'administrateur en Afrique. Ses photographies constituent une collection visuelle unique de la vie quotidienne militaire et coloniale, des communautés et ethnies locales. Appareil à la main, Gaden a su se poser en témoin pour saisir des scènes de vie, des femmes et des hommes, une atmosphère, un échange, une certaine complicité entre l'administrateur et son modèle, qu'il s'agisse d'un vaincu prestigieux comme Samory Touré ou d'une simple rencontre dans un village, du Tchad au Soudan français, de 1894 à 1939.

  • Et si le cinéma puisait ses origines dans le sport ?

    C'est en tout cas dans le cadre de ses recherches sur les performances sportives que Georges Demenÿ fut amené à pousser la capture d'images plus loin que jamais. Avec Étienne-Jules Marey, il perfectionna le procédé de la chronophotographie et mena des recherches sur le mouvement des sportifs, soucieux de perfectionner les aptitudes physiques de tous. Ainsi, grâce à la chronophotographie, il mit en évidence l'univers fascinant de l'étude du corps humain en pleine action. De ses recherches va naître une véritable encyclopédie visuelle de la mécanique des corps.

    D'une inaptitude certaine aux exercices physiques dans sa jeunesse, Georges Demenÿ fit preuve en revanche d'une réelle aptitude à analyser et à décortiquer le détail des mouvements. Il breveta en 1892 sa grande invention : le phonoscope, appareil capable de projeter un mouvement sur écran. Menant toute sa vie deux carrières de front, il occupa une place éminente, tant par son apport aux débuts du cinéma que par ses travaux scientifiques en éducation physique.

    Contemporain des frères Lumière et associé de Léon Gaumont, Demenÿ est considéré par beaucoup comme un précurseur dans le monde du cinéma, par certains même comme son inventeur.

  • ...La photo, c'est comme la poésie. «Ça» vous est offert. Une chose passe, de l'ordre de l'éphémère. Il faut être en synchronie avec. Il y a des choses, des photos que je n'ai pas l'impression d'avoir faites.

    La photographie constate, démontre le monde, elle ne le change pas. Je ne crois pas que l'art change le monde. Il en a juste le sens et le désir.

    Pour moi, la photographie doit absolument avoir ses racines dans l'instantané et, s'incorporant à lui, doit révéler une vision du monde, la synthèse de son mystère, objets et choses. Et elle n'aura de grandeur qu'au moment où elle sera capable de traduire l'authenticité de ses éléments en transit.

    ...Uma fotografia é como um poema. Algo que nos é concedido. Uma coisa ocorre, da ordem do efêmero. É preciso estar sincronizado com ela. Há coisas, fotografias, que tenho a impressão de não ter feito.

    A fotografia constata, demonstra o mundo, e não o modifica. Não acredito que a arte mude o mundo. Ela se limita a ter o sentido e o desejo de mudá-lo.

    Para mim, é essencial que a fotografia tenha suas raízes no instantâneo, incorporando-se a ele, que revele uma visão do mundo, a síntese de seu mistério, seus objetos e suas coisas. Ela só adquire grandeza no momento em que for capaz de traduzir a autenticidade de seus elementos transitórios.

    ...A photograph is like a poem. Something which is offered to us. A thing happens, something ephemeral. You have to be synchronized with it. There are things, photographs, that I have the feeling I never took.

    Photography takes note of the world, it shows it but doesn't change it. I don't believe art changes the world. It goes as far as meaning and wanting to change the world.

    To me it's essential for photography to be rooted in the instantaneous. It must merge with the instantaneous in order to reveal a vision of the world, a synthesis of its mystery, its objects and its things. And photography may only acquire greatness when it is able to convey the authenticity of the transitory elements of the world.

  • # Maurice Pialat aimait à affirmer la supériorité de la peinture sur le cinéma. Le peintre est libre de revenir sur son oeuvre ou d'en reprendre le motif. Le cinéaste n'a guère ce pouvoir. Pialat en parlait d'autorité, lui qui fut peintre avant de devenir cinéaste. Si l''expérience fut courte, de 1942 à 1946, elle a néanmoins profondément marqué l'homme, forgé son oeil, nourri sa sensibilité comme en témoignent les tableaux et dessins réunis par Sylvie Pialat et reproduits dans cet ouvrage. Vingt ans séparent le moment où Pialat abandonne la peinture et le tournage de son premier long métrage, L'Enfance nue (1968). Il y aborde les thèmes de l'abandon et de la solitude qui parcourent par la suite toute son oeuvre. Aussi bien La Maison des bois, le magnifique feuilleton qu'il réalise pour la télévision, que La Gueule ouverte, Nous ne vieillirons pas ensemble, Loulou, À nos amours et Police, sans oublier Sous le soleil de Satan (Palme d'or au Festival de Cannes en 1987) et Van Gogh, chef-d'oeuvre qui le confronte à sa vocation première. Serge Toubiana retrace le parcours du peintre devenu l'un des plus grands cinéastes français du xxe siècle. Son essai, illustré de nombreux documents inédits (scénarios non tournés, notes et correspondances, photos et affiches) et de témoignages, nous entraîne dans les arcanes de la création selon Pialat. De l'écriture au montage et à la postproduction, la réalisation du film se révèle un combat acharné pour mettre en scène, sans fards, la vie des êtres, vraie et nue.
    # Coédition La Cinémathèque française / Somogy éditions d'Art Exposition proposée par La Cinémathèque française, du 18 février au 7 juillet 2013, accompagnée d'une rétrospective intégrale de l'oeuvre filmographique, du

  • Une présentation des albums photographiques de J.H. Lartigue qui célèbrent le perpétuel changement, le mouvement et la pulsation de la vie.

  • Du début de l'histoire du cinéma jusqu'à nos jours, de Lubitsch à Jeunet, Montmartre a toujours suscité l'amour des réalisateurs, aussi bien français qu'internationaux. Montmartre, par son charme et son histoire, personnifie l'image même de Paris, devenant un acteur à part entière de l'oeuvre cinématographique.
    « Montmartre, décor de cinéma » évoque les différents lieux de prédilection de ces tournages (Moulin Rouge, place Pigalle, Barbès, Sacré-Coeur...), ses tableaux atypiques (escaliers, ruelles, maisonnettes, lampadaires...), ou encore ses personnages (artistes, danseuses, gens ordinaires, flics et voyous, filles de joie...). Le Paris de la fête et du plaisir mais aussi celui du crime et de la perdition, souvent incarnés dans les quartiers de la Chapelle, de Pigalle ou de la Goutte d'Or, se mêlent à la célébration de l'art et de la poésie à travers la Butte montmartroise.

  • L'histoire du cinéma français a retenu pour caractériser la période s'étendant de 1958 à 1968 les cinéastes de la Nouvelle Vague. Ce raccourci, s'il rend hommage à la liberté de cinq ou six réalisateurs, ne permet pas de restituer la diversité et le dynamisme de la création cinématographique en ces années de total renouveau.
    À côté de Claude Chabrol, d'Éric Rohmer, de François Truffaut, de Jean-Luc Godard, de Jacques Rivette, ce sont Jean-Daniel Pollet, Michel Drach, Robert Enrico, Marcel Hanoun, Léonard Keigel, Christian de Chalonge, Armand Gatti et bien d'autres qui expérimentèrent des rapports au récit, à l'écriture et à la production cinématographique différents.
    Ils se réapproprièrent nombre de genres explorés par les générations précédentes, en y insufflant liberté de ton et de traitement. Policier, drame, adaptation littéraire sont ainsi revivifiés par cette génération novatrice qui, au-delà de la Nouvelle Vague, a nourri le terreau dans lequel s'épanouira la contre-culture des années soixante-dix.
    Réalisateurs d'un film remarquable mais resté confidentiel ou auteurs prolifiques de films ayant rencontré un large public au fil des ans, ils ont tous donné un ton spécifique à la création cinématographique française de cette décennie.

  • La grotte de Clamouse, située en plein coeur des gorges de l'Hérault, est sans conteste l'un des plus beaux lieux touristiques et patrimoniaux de France. Quand Nicole Dubois, directrice de la grotte, propose à Philippe Crochet et Annie Guiraud, spéléologues avertis et autorités incontestées dans la photographie souterraine, de réaliser un livre sur ce trésor naturel, ils acceptent avec le plus grand enthousiasme.

    Philippe Crochet capture cette grotte sous tous les angles et dévoile une nature presque irréelle. À travers l'image, il transmet l'incroyable beauté d'un monde à la fois sublime et mystérieux. Ses nombreuses publications photographiques évoquent cette fascination du monde souterrain et des paysages minéraux. Un travail récompensé notamment lors des derniers Congrès internationaux de Spéléologie (États-Unis en 2009, République tchèque en 2013 et Australie en 2017). Hydrogéologue de métier, il a toujours été sensible à la protection des milieux naturels.

    Annie Guiraud, épouse de Philippe et enseignante de métier, partage sa passion pour le monde des cavernes en prenant part aux séances photographiques en tant que modèle et assistante, puis comme rédactrice de ses ouvrages.

  • Lamb ; lutteurs du Sénégal

    Denis Rouvre

    • Somogy
    • 25 October 2012

    Apprendre à devenir serpent. A se lover dans le sable et à se détendre d'un coup. Apprendre à devenir sable. A devenir boue. A devenir transpiration mêlée de sable, mêlée de sang. Dans un instant, l'un des protagonistes foudroiera son adversaire, et le dos de celui-ci mordra la poussière, sa tête entière peut-être se plantera dans le sable, enfarinée, rougie de sang. Les photos de Denis Rouvre montrent les corps vaillants, les visages, tendus, perpétuellement dans le défi, de ces apprentis lutteurs des banlieues de Dakar et d'ailleurs au Sénégal.
    Bardés de gris-gris, aspergés d'un lait épais et de potions mystiques, ils appartiennent à l'une des soixante-dix-sept écuries du pays et pratiquent chaque jour ce sport unique au monde, subtil mélange de lutte traditionnelle et de boxe à poings nus. Pour devenir, un jour, des champions et être à l'égal des dieux.

  • Dans quel monde entrons-nous ? C'est le cri unanime, le soupir jamais contenu, la question qui, sans répit, perle du bouquet de paroles, de monuments et de vestiges qui forment la trame de cet ouvrage. Voici en effet l'histoire d'une portion de vallée française, couverte en deux siècles d'un brun manteau d'usines, frappée par la grande crise systémique des années 1970 et saisie par la mutation du système productif. Au spectacle de la ruine, voire de la table rase, a succédé celui des combats pour la réindustrialisation, des actions pour soutenir les zones d'activité, des efforts enfin pour reconvertir les sites emblématiques à de nouveaux usages. Au-delà des années de tourmente, quel héritage l'industrie aura-t-elle légué à ce territoire, pour le meilleur et pour le pire ? Il était urgent de recenser et d'étudier les traces matérielles de cette aventure et de leur donner vie grâce aux témoignages des anciens. Ce livre est le résultat d'un long arpentage et d'une enquête approfondie menée en Seine-et-Marne, dans les cinquante-deux communes de la vallée de la Seine. Un territoire situé en amont de la capitale, qui dès le Moyen Âge et l'époque moderne lui a fourni le blé, le bois, les pierres, le sable, la chaux, les briques nécessaires à sa subsistance et à son essor. Un territoire irrigué en retour par l'expansion de l'agglomération parisienne, l'une des principales capitales de la « révolution industrielle » occidentale. Un territoire de transition, en somme, entre l'amont nourricier et l'aval urbain.

  • Née en 1887, dans le Wisconsin à Sun Prairie, Georgia O'Keeffe est reconnue, dès les années 1920 aux États-Unis, comme une figure majeure de l'art moderne américain. Longtemps associée à ses fleurs monumentales et suggestives, l'artiste est toutefois restée jusqu'à ce jour en Europe dans l'ombre de son compagnon et mentor, le célèbre photographe et défenseur des avant-gardes, Alfred Stieglitz. Le musée de Grenoble lui consacre sa première exposition en France sous la forme d'un dialogue avec les photographes qui ont contribué à forger son regard : Alfred Stieglitz, Paul Strand, Edward Weston, Imogen Cunningham ainsi qu' Ansel Adams, Eliot Porter et Todd Webb. Cet ouvrage révèle l'univers inédit de cette icône de l'art américain.
    Georgia O'Keeffe occupe une place singulière dans le contexte de l'art américain. Ses peintures, reconnaissables entre toutes, se distinguent par leur immédiateté, la sensualité de leurs couleurs et la clarté de motifs qui s'imposent, avec insistance, à la mémoire. La force de ces images, qui viennent questionner le visible, tient au trouble créé par des formes énigmatiques oscillant souvent entre abstraction et figuration. L'artiste se fait connaître, dans les années 1920, par des peintures de fleurs et de buildings au réalisme photographique. Elle assimile alors l'esthétique précisionniste des peintres du cercle de Stieglitz - Arthur Dove, John Marin, Charles Demuth et Marsden Hartley, pour ensuite donner corps à un répertoire formel unique, profondément marqué par sa vie dans le désert du Nouveau Mexique. A partir des années 1960, en communion spirituelle avec son environnement du Sud-Ouest, O'Keeffe peint des compositions abstraites, dont la pureté formelle et la sensualité des tons se font l'écho des travaux de Mark Rothko, Ellsworth Kelly ou Agnes Martin.
    Fruit d'une individualité forte, son oeuvre unique puise ses sources dans la nature. Entre abstraction et figuration, son travail se développe en séries selon un parti pris résolument moderniste. Ses compositions naissent avant tout de son observation du monde. Ce sont d'abord les ciels du Texas, les montagnes de Lake George, les buildings de New York et les fleurs. A partir de 1929, l'artiste choisit de passer ses étés à Santa Fe avant de s'installer définitivement au Nouveau-Mexique en 1949. Elle vit alors en communion intime avec la nature, goûtant la solitude des grands espaces, conduisant sa voiture à travers le désert. Cette expérience lui inspire de nouveaux sujets : architecture vernaculaire, canyons, os, ciels et rivières.
    O'Keeffe fut fortement influencée par la photographie moderne. Pour en rendre compte, l'exposition fera ainsi dialoguer ses peintures avec les images de ses amis photographes et formera, un ensemble total de 80 oeuvres issu de quinze prestigieux musées américains mais également de grandes institutions allemandes, espagnoles et françaises.

  • Français Le ciel devant soi

    Collectif

    • Somogy
    • 21 June 2017

    Les bâtiments religieux témoignent tour à tour des plus ambitieux accomplissements de l'architecture, du rapport irrésolu à la transcendance aussi bien que des cahots de l'Histoire.
    Le Ciel devant soi rassemble le travail de huit artistes européens qui tous photographient des églises, l'un pour exalter l'esthétique de ces monuments, l'autre pour raconter des transformations urbaines et sociales, pour questionner le fonctionnement de ces machines à faire croire, pour montrer l'irruption formelle de la modernité, pour chercher la trace d'une idée dans le béton, ou encore évoquer les souvenirs d'un front de guerre.
    Autour de ce sujet s'ouvre donc aussi un véritable panorama des pratiques contemporaines de la photographie. En dialogue avec les artistes, des historiens de la photographie, de l'architecture, de la peinture, ainsi qu'une théologienne apportent chacun l'éclairage de leur discipline sur ces tentatives de traduire en images ces « espaces finis qui nous protègent de l'infini ».

  • Photographe d'origine hongroise, Eva Besnyö (1910-2003) est moins connue que ses compatriotes Robert Capa et André Kertész. Le Jeu de Paume lui consacre une rétrospective, à la découverte de sa vie et de son oeuvre, riche de son parcours, de ses voyages, notamment en Europe, l'un de ses terrains de jeu et de travail favoris. A tout juste vingt ans, en 1930, Eva Besnyö arrive à Berlin décidée à faire de la photographie son métier et à quitter définitivement la Hongrie fasciste. Berlin va lui offrir un exemple de démocratie, de liberté d'expression où les possibilités artistiques semblent infinies. Elle sillonne la ville avec son appareil photo. Politiquement active et déterminée, elle quitte Berlin en 1932 pour Amsterdam. C'est là qu'elle se fera connaître du grand public. Elle expose et consolide sa réputation, soutenue par le cercle qui gravite autour de la peintre Charley Toorop, du cinéaste Joris Ivens et du designer Gerrit Rietveld. Son oeuvre est riche et variée : de la photographie d'architecture, des portraits, des paysages, des images techniquement impressionnantes, mais également habitées par de nombreuses influences culturelles et politiques, sensibles et incarnées. Ce livre, catalogue de cette première rétrospective en France, permet de faire connaître au grand public la vie et l'oeuvre de cette émigrée, « Berlinoise par choix », cosmopolite convaincue et grande dame de la photographie.

  • Français Thierry des Ouches

    Collectif

    • Somogy
    • 2 December 2015

    En authentique poète contemporain, l'univers sensible et espiègle de Thierry des Ouches nous invite à affûter notre regard sur le monde.
    Par une courbe, un éclairage, une expression, une mise en scène, son oeuvre magnifie avec panache la beauté, la douceur et la simplicité. Il cultive pour nous son " exotisme de proximité ".

  • Bae Bien-U est sans conteste aujourd'hui le plus grand photographe coréen vivant. Depuis plus de quarante ans, il photographie sans relâche des paysages naturels, et notamment des forêts, dans lesquels n'apparaît jamais la figure humaine : les clichés qu'il en donne sont d'une spectaculaire beauté, d'une rigueur et d'une inventivité formelle qui empruntent à la fois à la tradition de la peinture classique orientale et à l'histoire de l'art européen et américain du XXe siècle. Cette première monographie publiée en France souligne l'importance de son travail et la singularité de son style, fait de cadrages surprenants, d'une déconstruction de la perspective et de l'invention d'un espace propre à la photographie, tout en restant toujours à hauteur d'homme.

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