Teraedre

  • "Le scénario américain s'est imposé comme modèle du scénario de fiction. Cette critique du scénario américain est celle de la formatisation narrative induite par les exigences externes dans la scénarisation du film à faire. Ces notions étouffent l'ambition du cinéma d'inventer sa propre narration et d'offrir au spectateur la vision non conforme sur le monde. Il s'agit alors désormais de concevoir le scénario et la pratique de l'écriture dans l'intention du film et non le film au service d'une histoire."

  • « L'expérience singulière et sensible du spectateur contemporain favorise aujourd'hui plus que jamais des approches pluridisciplinaires autour des oeuvres, des auteurs, de l'histoire, et des formes du cinéma. Il s'agit particulièrement de privilégier des mises en résonance qui témoignent d'une recherche et d'une réflexion réellement personnelles et novatrices, s'attachant à des auteurs ou des oeuvres moins connus, ou qui tentent de mettre en lumière des aspects délaissés du cinéma.Les croisements disciplinaires sont ainsi privilégiés, de manière à permettre l'élaboration d'une encyclopédie de connaissances autour du cinéma, propre à renouveler les approches, à donner au spectateur et à l'implication de son regard toute l'importance qui leur reviennent, et à engager la théorie du cinéma dans le tout nouveau siècle.Art, histoire, philosophie, psychologie, mais aussi, droit, économie, communication sont, parmi d'autres, les approches que nous sollicitons, du moment qu'elles prennent pour objet le film audiovisuel dans toutes ses dimensions, l'idée étant, au fil des titres de la collection, de croiser les approches, afin d'ouvrir véritablement à toutes les formes de pensée les champs du cinéma, qui, du moins le croit-on, sont un lieu rêvé pour les investigations pluridisciplinaires et le questionnement autour de la totalité. »

  • Sorties des boîtes qui les protégeaient depuis un siècle, les couleurs sur verre de Léon Ottenheim (1858-1940) viennent encore nous surprendre et nous séduire.
    Mais ce qu'elles révèlent à notre regard contemporain surchargé d'images, ce qu'elles nous racontent suscite aussi notre intérêt. En effet, ces photographies nous parlent, au-delà de leur valeur iconique, de ce qu'on n'y voit pas, de ce qu'elles ne montrent pas : l'homme qui les a composées. Et que l'on recompose en les regardant derrière son regard, constituant de la sorte sa photobiographie - à savoir l'inférence du récit de sa vie à travers la lecture des photographies qu'il prit.
    Une oeuvre de vie tout en saveurs et en voyages, reconstituée ici à plusieurs voix, plusieurs générations.
    Martine Lani-Bayle, professeure en sciences de l'éducation spécialisée dans la transmission et l'intergénérationnel, est auteure et romancière. Léon Ottenheim est son arrière-grand-père.
    Éric Milet est photographe et écrivain voyageur, spécialiste du monde arabo-berbère. Il a publié plusieurs ouvrages sur le désert et les cultures nomades.
    Avec la collaboration d'Alexis Berg, journaliste, photographe et arrière-arrière-petit-fils de Léon Ottenheim.

  • Leçons de cinéma pour notre époque. Comment résister à l'inflation contemporaine des sons et des images qui provoquent une anesthésie des sensations et de la réflexion ? Cet ouvrage montre que, délesté des grandes machineries du spectacle, le cinéma est susceptible de nous permettre à nouveau d'écouter et de regarder. il crée un acte doublement réflexif. Il nous rend la vue, il rend plus précis le regard. Mais il nous regarde aussi. Le cinéma, estime l'auteur de ce livre, ça nous regarde tous. Ça nous regarde dans tous les sens du terme. Ça nous concerne. Les questions posées déplacent, chemin faisant, l'interrogation qui était celle d'André Bazin : Qu'est-ce que le cinéma 7 et la transforme en une autre : Que peul aujourd'hui le cinéma ? autrement dit : Quels films pour notre époque ? Ceux qui imprègnent cet ouvrage, et nous font non seulement découvrir des possibilités encore inexplorées mais créent de la pensée dans des sons et des images, se forment dans le renouveau du cinéma documentaire (aujourd'hui la partie la plus vive du cinéma) et entretiennent des liens étroits avec la démarche ethnographique. Ces films exigeants, venus en particulier de Chine, de Corée, d'Iran, de Hongrie, du Portugal, d'Argentine, du Brésil, inventent un nouveau rapport au réel et brouillent les frontières entre le document et la fiction. Ils engagent à la fois une théorie de la connaissance et une éthique respectueuse de la complexité de la réalité. ils permettent aussi aux spectateurs de participer activement à la construction du dispositif cinématographique.

  • Guy Lesoeurs, cadre de l'industrie pharmaceutique, diplômé d'Anthropologie Médicale Psychiatrie Transculturelle (Pans XIII ), Membre de l'Association Internationale d'Ethnopsychanalyse, de The American anthropological Association et d'AMADES.
    L'ouvrage recense et analyse les thèmes médicaux repris dans les films grand public.
    La représentation médecine et de la maladie au cinéma ne correspond pas à un genre particulier, mais se retrouve plus ou moins à forte dose dans bon nombre de Docteur Knock, Les Hommes en blanc, Docteur Jekyll, Docteur Françoise Gailland, Medicine Man, Sept sur ordonnance, le Patient anglais : si ces titres sont directement en rapport avec la fonction du héros, un grand nombre de films, qui ne comportent pas dans leur titre d'allusion à la médecine a maladie, mettent aussi en scène des médecins, des paramédicaux ou des malades somatiques ou psychiatriques.

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