Images de l'errance ; entre documentaires et films de fiction
Images de l'errance ; entre documentaires et films de fiction

Français Images de l'errance ; entre documentaires et films de fiction

À propos

"Comment se relève-t-on du divan ? Et pourquoi faire ? En ce qui me concerne, j'avais besoin de mouvement et de nouvelles sensations. C'est pourquoi j'ai continué ma route en faisant des études de cinéma. L'apprentissage du cinéma - kine - m'est apparu comme une évidence mêlant au mouvement, l'esthétique - esthesi - la science des perceptions et des sens. Je voulais m'éloigner du « champ du langage, de la parole et de l'objet » cause du désir, afin d'entrer dans la sphère de la perception, de la sensation et de l'objet érigé en valeur culturelle. Il ne me semblait pas indigne d'interroger, d'une place différente, ce qu'est l'image, le regard, la voix, le réel. Apprendre à réaliser des films dont la vocation est d'être perçus directement par les sens. S'en coltiner la conception puis la réalisation, quitte à devenir bête, tout en conservant la liberté acquise grâce à la psychanalyse. Le thème de l'errance s'est imposé de lui-même, pour des raisons psychanalytiques et cinématographiques parce que l'errance, l'abandon de l'idée de - totalité, est un excellent outil d'exploration. Sigmund Freud dans la Traumdeutung écrit que le rêve n'est pas structuré comme un scénario mais comme un rébus. Il nous appelle en phonétisant à nous intéresser à la voix. Gilles Deleuze dans sa conférence sur l'acte de création nous rappelle que le propre du cinéma, c'est la disjonction entre l'image et le son. Claude Bailblé, - enseignant à Paris 8, nous incite à imaginer le cinéma du futur comme un cinéma"

Categories : Arts et spectacles > Arts de l'image > Cinéma > Essais / Réflexions / Ecrits sur le cinéma

  • EAN

    9791096852161

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    82 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Poids

    117 g

  • Distributeur

    L'harmattan

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Annie Vacelet-Vuitton

Comment se relève-t-on du divan ? Et pourquoi faire ? En ce qui me concerne, j'avais besoin
de mouvement et de nouvelles sensations. C'est pourquoi j'ai continué ma route en faisant des
études de cinéma. L'apprentissage du cinéma - kine - m'est apparu comme une évidence
mêlant au mouvement, l'esthétique - esthesi - la science des perceptions et des sens. Je voulais
m'éloigner du « champ du langage, de la parole et de l'objet » cause du désir, afin d'entrer dans
la sphère de la perception, de la sensation et de l'objet érigé en valeur culturelle. Il ne me
semblait pas indigne d'interroger, d'une place différente, ce qu'est l'image, le regard, la voix,
le réel. Apprendre à réaliser des films dont la vocation est d'être perçus directement par les
sens. S'en coltiner la conception puis la réalisation, quitte à devenir bête, tout en conservant la
liberté acquise grâce à la psychanalyse. Le thème de l'errance s'est imposé de lui-même, pour
des raisons psychanalytiques et cinématographiques parce que l'errance, l'abandon de l'idée de
totalité, est un excellent outil d'exploration. Sigmund Freud dans la Traumdeutung écrit que le
rêve n'est pas structuré comme un scénario mais comme un rébus. Il nous appelle en phonétisant
à nous intéresser à la voix. Gilles Deleuze dans sa conférence sur l'acte de création nous
rappelle que le propre du cinéma, c'est la disjonction entre l'image et le son. Claude Bailblé,
enseignant à Paris 8, nous incite à imaginer le cinéma du futur comme un cinéma sachant se
servir des richesses du documentaire et de celles de la fiction. Et les réalisateurs dont j'analyse
ici les films, en les suivant dans leurs créations, nous mènent sur des lignes de crête à la frontière
de la synesthésie, de la perte d'identité, entre la vie et la mort, de l'informe à la forme.

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